Cantine bio: On peut toujours rêver

Publié le par regales.over-blog.com

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Peut-on espérer qu'un jour nos élus soient touchés par la grâce au point qu'ils en viendraient à regarder de plus près la question du contenu des assiettes des cantines scolaires.

Mais, Il est vrai que le manque d'ambition politique sur cette question alimentaire est plutôt l'apanage de ces derniers plus propices à parler d'assainissement, de modification de POS, d'élaboration de plans locaux d'urbanisme et autre construction de lotissements. Pour l'instant, très peu d'élus ont décidé de s'investir sur ce dossier qui est un projet global à la fois sanitaire (pour le bien-être de nos enfants), environnemental ( par la promotion de pratiques agricoles respectueuses de notre planète), social ( pour permettre à des producteurs de vire dignement des fruits de leur travail) économique ( pour permettre à des circuits courts d'exister et de se structurer).

Pourquoi un tel désintérêt de la part de nos élus? Il est vrai que d'investir du temps et de l'argent pour que nos enfants soient mieux nourris, pour qu'on leur donne les clés d'une alimentation saine et locale, qu'on leur apprenne à respecter la saisonnalité des produits n'est pas porteur électoralement. Il est donc regrettable que le goût du bétonnage passe avant l'éducation au goût.

C'est oublier un peu vite que la cantine est pourtant le lieu privilégié pour doter les enfants de bonnes habitudes alimentaires pour maintenant mais aussi pour leur avenir. C'est aussi l'endroit adéquat pour permettre à certains enfants l'accès à des produits bio que leurs familles n'ont pas l'envie et/ou les moyens de favoriser. Les élus ont donc une mission éducative de la plus haute importance dont certains ont conscience mais ils sont peu nombreux. Le costume d'élu est décidément trop grand à porter pour certains.

Manger sain à la cantine est une opportunité qui dépend d'un choix politique fort ( inexistant pour l'instant). Beaucoup de communes s'y mettent, il est dommage que nos enfants soient les victimes d'un manque de courage politique ou de convictions fortes. Ce projet serait pourtant l'occasion d'organiser du même coup la mise en place de circuits alimentaires de proximité qui permettraient à des producteurs de mieux vivre en écoulant tout ou partie de leur production et à des citoyens de participer à la restructuration de notre lien social laminé par tant d'individualisme et de libéralisme effréné.

Ce projet de mise en place de cantine bio est aussi un projet politique dans la mesure où il nous invite ,citoyens, à une certaine forme de repolitisation. Mais pour discuter et échanger faut-il encore être deux. Nos élus ont-ils une culture politique suffisante en terme d'acceptation de la contradiction pour accepter que l'on fasse de cette question alimentaire un objet de débat?

 

Antony

 


 

 

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