Pourquoi manger bio ?

 

La bio préserve l’environnement

La pollution de l’air, de l’eau, des sols, par des produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides, herbicides) est générale.
Même les Inuits ont ainsi le plaisir de manger avec leur poisson des produits chimiques qui se sont concentrés tout au long de la chaîne alimentaire depuis leur épandage dans des terres lointaines.

Les constats

La pollution de l’air, de l’eau, des sols, par des produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides, herbicides) est générale
Même les Inuits ont ainsi le plaisir de manger avec leur poisson des produits chimiques qui se sont concentrés tout au long de la chaîne alimentaire depuis leur épandage dans des terres lointaines.
La pollution environnementale est suspectée d’être une cause non négligeable de la progression de certaines maladies graves comme les cancers.
La France est le 1er utilisateur européen de pesticides, et le 2e au niveau mondial.

L’eau potable se fait rare

Seuls 0,9 % des ressources en eau de la planète sont utilisables (97,1% sont salés, 2% gelés), mais cette utilisation est très inégale et la pollution de l’eau la rend parfois impropre à la consommation. Or, 70% de l’eau douce utilisable est consacré à l’agriculture, notamment pour l’irrigation de monocultures intensives.
L’eau est polluée par des produits chimiques de synthèse et des nitrates. Le traitement de l’eau polluée est très coûteux, et parfois impossible quand le niveau de pollution (nitrates) est trop élevé, ce qui est le cas dans certaines régions de France. Par ailleurs, on ne connaît pas l’effet sur la santé de la présence simultanée de plusieurs pesticides dans l’eau.

Les sols s’érodent ou perdent de leur fertilité

L’érosion des sols se constate partout en France, notamment lors des coulées de boues provoquées par les fortes pluies ; les cultures intensives se succèdent trop rapidement sans laisser place à celles susceptibles de permettre aux sols de se régénérer et de se structurer. Dans des latitudes plus élevées, ces pratiques rendent les sols stériles en quelques années, de manière quasiment irréversible.

La biodiversité est en danger

Le taux de disparition des espèces vivantes est actuellement mille fois plus élevé qu’avant l’ère industrielle. L’apparition des Organismes Génétiquement Modifiés et la concentration du marché des semences dans quelques entreprises internationales tendent à imposer quelques variétés en agriculture, alors qu’il existe encore plusieurs milliers de variétés de tomates ou de pommes de terre. Enfin, la présence de nombreux produits chimiques dans la nature met en danger la faune sauvage (stérilité, mortalité).

Le réchauffement climatique est certain

Comme le montre le rapport de l’ONU sur les changements climatiques (2001), l’environnement devient le premier problème de l’humanité. Le climat se réchauffe, les équilibres se bouleversent, mais nous continuons à cultiver des produits hors saison à haut coût énergétique et à transporter les produits alimentaires sur des milliers, voire des dizaines de milliers de kilomètres.



Les réponses de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique interdit l’utilisation de produits chimiques de synthèse, de farines animales et d’OGM

Nourrir le sol pour nourrir la plante : avec l’utilisation de matières organiques animales ou végétales, le travail des sols pour son aération et l’enfouissement des cultures, la succession de cultures très diverses sur une même parcelle, l’agriculteur en production biologique optimise la fertilité de son sol sans apporter d’engrais chimiques. Il peut pour certaines cultures apporter des engrais organiques (non solubles dans l’eau).
Par le choix de variétés et de races animales adaptées aux conditions locales, par l’utilisation d’insectes et de plantes susceptibles de repousser les ravageurs des cultures, par enfin le recours à des extraits végétaux comme des décoctions de plantes, il maîtrise les maladies et les parasites sans utiliser de pesticides, herbicides ou autres produits chimiques de synthèse.
Il ne recourt pas aux organismes génétiquement modifiés qui n’apportent aucune solution concrète pour lui (la grande majorité des OGM en agriculture a pour unique propriété d’être résistants aux herbicides, donc de permettre d’utiliser davantage d’herbicides) mais présentent de nombreux inconvénients. L’alimentation des animaux en bio s’est toujours dispensée des farines animales comme des OGM.

L’agriculture biologique préserve l’eau

L’agriculteur en bio préfère la diversité à la monoculture intensive irriguée ; par le choix de variétés adaptées aux conditions locales, par la sélection de variétés moins gourmandes en eau, elle utilise moins d’eau d’irrigation. Une étude menée aux Etats-Unis a démontré une meilleure résistance à la sécheresse en agriculture biologique.
Elle n’utilise pas de produits chimiques, susceptibles de polluer l’eau, et limite la qualité d’engrais organiques (fumiers, compost, etc.) pouvant être épandus. Les agriculteurs bio doivent s’assurer d’une surface de terre suffisante pour pouvoir recevoir les déjections animales de leur ferme.
La ville de Munich a incité tous les agriculteurs de son bassin versant à passer en production biologique : n’ayant pas besoin de traiter leur eau, les munichois la paient 30 fois moins cher que dans le reste du pays.

L’agriculture biologique agit quotidiennement pour la biodiversité

En utilisant des variétés et des races locales, anciennes, parfois presque disparues, l’agriculteur biologique entretient une certaine biodiversité. Il abrite dans ses haies, ses bandes enherbées, ses cultures et bordures non traitées, toute sorte d’insectes, d’oiseaux et autre faune qui concourent à repousser les insectes ravageurs des cultures et participent à la biodiversité ambiante.

 

 

 

 

 

 

 

Le bio c'est bon pour la santé

Que ton alimentation soit ta médecine (Aristote).

CONSTATS

L’état de santé des français a suscité la mise en œuvre d’un Plan National :

« Il est, actuellement, démontré que l’alimentation et l’état nutritionnel participent de façon essentielle au développement et à l’expression clinique des pathologies les plus répandues, en France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés (maladies cardiovasculaires, tumeurs malignes, obésité, ostéoporose, diabète, hypercholestérolémie etc.).

Celles-ci ont un coût économique considérable (...).

A contrario, un équilibre nutritionnel, une consommation variée avec une répartition satisfaisante des quantités ingérées permettent par la consommation régulière d’aliments et de plats largement disponibles en France, de préserver un bon état de santé et la qualité de vie. »

(introduction du Plan National Nutrition et Santé, 2001-2005 : www.santé.gouv.fr ).

Ce Plan préconise d’augmenter la consommation de Fruits et légumes, de Calcium, de fibres et de réduire celle des lipides, en particulier celle des corps gras saturés et des sucres simples.

L’obésité infantile augmente chaque année, elle atteint aujourd’hui 16% des enfants.

Les aliments doivent nous apporter des nutriments (vitamines, oligo-éléments, etc.) et des calories (énergie). Si l’apport d’énergie est excessif, le surpoids nous guette, si les nutriments viennent à manquer, des carences peuvent apparaître et conduire à des pathologies. La densité nutritionnelle (rapport nutriments sur calories) des aliments est donc essentielle pour notre équilibre alimentaire.

Or nous voyons, notamment en restauration scolaire, de nombreux aliments industriels riches en sucres et / ou en graisses, pauvres en fibres et en nutriments : ce sont des aliments concentrés en « calories vides ».

Des aliments sans saveur, des repas monotones

Il ne suffit pas d’équilibrer les repas proposés en restauration scolaire, encore faut-il que l’enfant ou l’adolescent ait envie de s’en nourrir, ce qui n’est pas toujours le cas notamment pour les légumes ! Or les fruits et légumes ont perdu de leur saveur : les restaurants scolaires indiquent que les tomates sont vues comme des produits hyper industriels, sans saveur, et qu’il faut aujourd’hui augmenter considérablement la quantité d’oignons dans les plats cuisinés pour en retrouver le goût .

Seules 3 variétés de tomates sont proposées en restauration collective en France : celles qui se transportent bien, sont régulières, présentes toute l’année, pas trop chères…

 

La réponse des produits biologiques

 

En bio, les produits frais sont plus riches en nutriments…

Les produits bio sont plus riches en matière sèche d’environ 30% : les produits non-bio, surtout ceux de culture intensives, contiennent plus d’eau. C’est vrai en particulier pour les légumes et la viande.

Les produits biologiques ont tendance à présenter des teneurs supérieures en vitamine C, bêta-carotène, précurseurs de la vitamine A, vitamine E, avec des variations suivant le type d’aliment. Ces trois vitamines sont réputées pour leurs vertus anti-oxydantes et leur effet protecteur vis à vis des dégénérescences cellulaires, des infections et des altérations par les radicaux libres .

Enfin, ils présentent une richesse plus importante en polyphénols, qui aident à combattre certaines maladies2.

… Les produits bio transformés également

Les procédés de transformation des produits bio préservent mieux leur qualité nutritionnelle  ; le raffinage est moindre (céréales complètes ou demi-complètes, plus riches en nutriments et en fibres, sucre roux, les huiles généralement issues de première pression à froid) et aucun produit chimique de synthèse n’ ajouté (additifs, colorants, conservateurs).

On peut manger la peau des fruits et légumes bio !

Non traités, ils sont sains, de la peau aux pépins ! Or, c’est dans la peau que se trouve la plus grande concentration en nutriments (environ 25%).

C’est aussi vrai pour le blé : dans l’enveloppe se concentrent : les nutriments, les fibres.. et les pesticides quand la céréale est traitée ! Mangeons du pain complet… Bio !

La bio, un excellent support pour découvrir des saveurs et des textures

L’agriculteur bio travaille autant que possible avec des variétés végétales et des races animales adaptées aux conditions locales. Il peut cultiver plusieurs variétés à la fois, pour mieux lutter contre les maladies des plantes, pour proposer une plus grande diversité aux consommateurs, pour rendre hommage à la biodiversité ou pour son propre plaisir ! Cette diversité dans l’assiette constitue un atout pour mettre en avant les fruits et légumes et donner envie de découvrir de nouvelles saveurs.

Source: repasbio.org

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :